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Asaf Avidan, nouveau Messie folk ?
fév 04 2013Sensation de saison. L’Israélien Asaf Avidan vient de conquérir l’Europe grâce au remix d’une chanson folk qu’il avait enregistrée en 2008. Cherchez le garçon.
C’est qui ? Un auteur-compositeur-interprète de 33 ans, né à Jérusalem, passé par la Jamaïque avec ses parents diplomates, étudiant doué qui a abandonné les dessins animés pour la musique à la suite d’une séparation compliquée. Avec ses Mojos, il sort un premier album en 2008, “The Reckoning”, triomphe immédiat en Israël. Sur ce disque notamment, “Reckoning Song (One Day)”, dans sa version originale acoustique, miaulée par Asaf. Son remix par Wankelmut vient de cartonner dans toute l’Europe. Asaf est bien la sensation de l’hiver.
C’est quoi ? Le nouvel album d’Avidan, sans ses Mojos, s’intitule “Different Pulses”. Asaf c’est d’abord une voix, qui interloque et miaule haut perchée. L’organe d’un félin de salon, pas si loin par instant de celui de Amy Winehouse (“Setting Scalpel Free”). Elle défend vaillamment des chansons inégales. On a retenu “Different Pulses”, “Conspiratory Visions of Gomorrah” et sa trompette à la Beirut, “613” et “Thumbtacks In My Marrow”.
C’est quand ? Sa tournée française cartonne. Il reste des place à Angoulême, le 3 avril, et à Strasbourg, le 12 avril et à l’Olympia, à Paris… le 22 septembre. Entre temps, il sera à ‘affiche du Main Square Festival à Arras le 6 juillet.
Playlist ezik #3 : Bravobravo les nouveautés !
fév 04 2013Applause ! Applause ! Au programme de cette troisième eZIK Playlist, Wavves, punk-rock-surfeurs de San Diego (album “Afraid of Heights” le 26 mars) ; le très jeune homme-sampler de Caen, Superpoze, en concert à partir du 28 février (superpoze.bandcamp.com) ; Mélissa Laveaux, chanteuse et musicienne née à Montréal de parents haïtiens (album ”Dying Is A Wild Night” prochainement) ; The Strokes et leur nouveau single foufou extrait de « Comedown Machine (le 26 mars) ; les trois Parisiens sautillants de We Were Evergreen (wewereevergreen.com) ; le thème de la série à poil d’ours “Game of Thrones” composé par Ramin Djawadi (première saison sur Canal + le jeudi à 20h55) ; les Divine Fits, américano-canadiens au groove sec ; les Canadiens de Young Galaxy (album Ultramarine le 23 avril) ; le saxophoniste basse Colin Stetson et ses sons venus d’ailleurs ; la deep house de Fort Romeau ; et le chouchou de ces dames, Jake Bugg (en concert à Strasbourg le 5 mars).
Pacino les yeux dans les cheveux de Spector
fév 04 2013Phil sort de ce corps ! Dans la vraie vie, Al Pacino a des problèmes avec ses cheveux depuis plusieurs années : courts, longs, en brosse, teints ou pas, il ne sait plus quoi faire pour ne pas faire son âge. Devant la caméra, il règle le problème avec toupet en incarnant le “productueur” Phil Spector dans un biopic éponyme et très attendu pour la télé américaine (diffusé le 13 mars prochain). On vous entend d’ici, mais c’est qui ce Spector ? Bah c’est une sorte de démiurge du son, pionnier des « girls groups”, producteur du “Let It Be” des Beatles, halluciné, brutal et même génial à l’occasion. La preuve en trois titres…
Macklemore, le rappeur Emmaüs
fév 03 2013100% recyclé. Rien ne se perd, tout se transforme. Ben Haggerty alias Macklemore a tout compris, il recycle : le look de LMFAO, le featuring façon Guetta, le rap pour dancefloor à la Black Eyed Peas. Et comme il fait ça bien, les tubes s’enchaînent. Pied de nez : le rappeur américain d’origine irlandaise est numéro un aux Etats-Unis avec “Thrift Shop”, boutique d’objets deuxième main en français.
Depeche Mode : le paradis c’est pas ici
fév 02 2013Heaven can wait. Vous trouvez que « Heaven”, le nouveau Depeche Mode, sent méchamment le sapin, et que pour une fois, la voix de Dave Gahan n’y change rien? Vous avez raison. Alors écoutez plutôt ça (Dave Gahan avec les Soulsavers, extrait de l’album “The Light The Dead See”) :
Linder, féministe punk et femme-objet
fév 02 2013De l’art ou du boxon ? Linda “Linder” Mulvay, 59 ans cette année, artiste performeuse trash née à Manchester a droit à sa première rétrospective grâce au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. En 1976, elle a vu sa ville, alors sinistrée, submergée par la vague punk. Après des études de graphisme, la féministe précoce suit le mouvement, affine sa technique de photomontages qui va la faire connaître, et en 1978, fonde son propre groupe arty-punk, Ludus, célèbre pour ses concerts performances. En 1982, sur la scène de l’Haçienda, Linder déboule en scène habillé d’une robe de viande, cachant un gode-ceinture triomphant ! Elle lancera aussi le fanzine The Secret Public avec le journaliste rock Jon Savage (lisez sa biographie des Sex Pistols, “England’s Dreaming”), réalisera des pochettes d’albums pour les Buzzcocks (« Orgasm Addict”, 1977) ou les Smiths. Instant citation : « Le collage est une manière de déconstruire la vision du monde que nous impose les autres”.
A voir au Musée d’Art moderne, Paris 8. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, le jeudi jusqu’à 22h.
6 € - 4,50 €. mam.paris.fr
A voir : “Cirrus”, de Bonobo
jan 29 2013Doux dingue. C’est pas à un vieux sage qu’on apprend à faire le voyou. Depuis près de quinze ans, l’Anglais Simon Green, alias Bonobo, tricote des morceaux downtempo. Comprenez confortables en toute saison, chaud l’hiver, frais l’été. De la musique de boutique chic, avec accueil capitonné. Pas un nuage donc dans son tout récent « Cirrus” mais un clip kaléidoscopique qui téléscope les images des glorieuses sixties. Foufou !
En concert : Le 23 mars à Saint-Mathurin-sur-Loire (49); le 5 juin à Mérignac (33)
Leroy Troy, king of banjo
jan 29 2013Clown à cordes. Si vous êtes à jamais traumatisé par le duel flippant dans le Délivrance de John Boorman (“Duelling Banjos”, de Eric Weissberg), découvrez le banjo déconnant de Leroy Troy, dans cet extrait d’un show télé 100% veste à franges et salopette en jean. Non seulement Leroy, 46 ans, from Tennessee, joue bien (avec la technique dite du clawhammer, les cordes sont percutées vers le bas) mais en plus sa dégaine d’ahuri est irrésistible. Il en a fait un style, qui colle parfaitement à ses reprises de vieilles chansons humoristiques.
Playlist ezik #2 : Daft Punk forever
jan 29 2013Sortez casqué. Nouvel album en mai selon la rumeur (le premier depuis “Human After All”, il y a huit ans), nouvelle maison de disques (Columbia US/Sony plutôt que Virgin/EMI), et peut-être même deux casques tout neufs : les Daft Punk vous souhaite une belle année 2013. L’occasion pour eZIK de vous rafraîchir la mémoire en sélectionnant les 5 morceaux incontournables du duo Thomas Bangalter (38 ans)/ Guy-Manuel de Homem-Christo (39 ans), en sachant, comme de bien entendu, que tout est bon dans le Daft Punk. Vous le saviez, n’est-ce pas ?
1- Da Funk (1996)
Un hymne. Sur les dance-floors et presque partout ailleurs (faites le test). Le son d’abord. Cette intro “in da street », rythme en sourdine, puis le beat qui surgit à la 26e seconde, et ne vous lâche plus. Entre rap old school (merci Vaughan Mason & Crew) et house music. L’image ensuite, clip de Spike Jonze, sans queue… mais avec une tête de chien. Celle de Charles, jambe droite dans le plâtre, baladant son ghetto blaster hurlant dans les rues de New York.
2- Burnin’ (original mix, 1996)
Une boucle qui vous crame la tête et un groove de feu. Au secours les pompiers, c’est bon !
3- Rock’n Roll (1996)
En route vers le sommet de l’électro, les synthé toutes sirènes hurlantes remplacent les guitares rock. Un crescendo vertigineux. Electro’n roll !
4- Veridis Quo (2001)
Une messe en orgue mineur. Après les jambes, les Daft visent le cœur.
5- Aerodynamic (2001)
Mike Oldfield (les cloches en intro) + Van Halen (le riff qui rend accro) = un tube (de plus).
Bonus : “The Game Has Changed” (2010)
Le duo casqué en mode symphonique pour la B.O. de “Tron : L’Héritage”. Tambours qui mettent le bronx, cordes qui dévalent et ornementations électroniques. Prends-en de la graine Hans Zimmer.
Et vous, c’est quoi votre top DP ?
C’est qui, qui fait Bercy le 3 juillet ? C’est les Who…
jan 29 2013“Hope I Die Before I Get Old”. Roger Daltrey, chanteur à bouclettes, 69 ans. Pete Townshend, guitariste acouphène, 68 ans. Keith Moon, batteur atomique, mort en 1978. John Entwistle, bassiste à toute vitesse, mort en 2002. C’est dans cet état que se présenteront les Who dans le plus grand gymnase de l’est parisien au début de l’été. Ou comment continuer coûte que coûte à marcher dans le sillage des Rolling Stones. No future ! Réécoutez plutôt “My Generation”, leur tube de 1965.
Economie : de 62 à 139 euros.
The Strokes : de retour, entre A-ha et les Chipmunks
jan 28 2013Voix sans issue ? Ces cinq notes de synthé fluettes répétées ad lib… C’est quand même pas une reprise de “Take On Me” si ? Mais non, c’est “One Way Trigger”, le nouveau single des Strokes, « le-meilleur-groupe-rock-depuis-le-11-septembre-2001”… Et ils ont invité les Chipmunks pour l’intro ? Mais non, c’est la nouvelle voix prise par Julian Casablanca, “le-plus-classe-des-chanteurs-de-rock-depuis-le-11-septembre-2001” ! Fallait oser le falsetto mais quand la guitare d’Albert Hammond se pointe et que Julian roucoule à nouveau comme (seul) il sait le faire, on se dit que les Strokes viennent de composer un nouveau tube. Déconcertant mais bougrement efficace. Un peu comme Rabbi Jacob non ?
“Ultimo Elvis” : la B.O. du meilleur film de janvier
jan 25 2013Le dernier trip du King. “Ultimo Elvis” ou l’histoire émouvante d’un sosie argentin d’Elvis, incarné par le chanteur et architecte argentin John McInerny, tout entier dévoué au Presley des seventies, à qui il emprunte tout : le patronyme, le pelvis rouillé, les cols hauts perchés, la bedaine 70′s, les sandwichs au beurre de cacahuète, le prénom de sa fille, la voiture américaine. Pour la voix, qui fut jusqu’au bout le trésor du King, John nous évite l’imitation puisqu’il est doté d’un organe à vous tournebouler le cœur sans jamais forcer. Vérifiez-vous même avec ses interprétations de “Always On My Mind” et, sommet du film, de “Unchained Melody”.
Bonus : “If I Can Dream” par le King himself.
Lady Gaga chante (en vrai) pour Mister Obama
jan 24 2013Garanti sans play-back. Après que le 44e président des Etats-Unis eut rempilé pour quatre ans, quelques invités triés eurent droit, au cœur de la Maison blanche, à un show immaculé de mademoiselle Gaga. Accompagnée de deux épaulettes géantes, d’une harpiste et d’un petit orchestre, la Cyndi Lauper des grands stades a pris place aux commandes d’un piano à queue (de squale). Elle interpréta “Born This Way” (premier single de son deuxième album, 2011) dans une version groovy-symphonique à flinguer les tympans, même d’un démocrate endurci. La preuve par l’image.
Peut-on vraiment appeler son groupe Bastille ?
jan 24 2013Le boy band qui a de la tenue. Dan Smith, pimpant Londonien installé à Leeds est né un 14 juillet… si vous voyez ce que je veux dire. Avec ses potes Woody, Will et Kyle, il a donc pris Bastille comme nom de scène et il a fait comme tous ses conscrits de la génération Y, il a posté ses premiers titres en ligne, sans même prendre le soin de les signer… Et ce qui arrive parfois, quand on le mérite, ils ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Résultat, Bastille et ses mélodies de boy band – on a une préférence pour “Pompeii” et “Overjoyed”- pourrait bien prendre d’assaut les charts et le cœur des filles sous peu. A noter : en concert, Dan aime reprendre “The Rythm Of The Night” de l’inoubliable Corona avec qui il aimerait chanter. “Bad Blood”, le premier album du groupe sortira le 4 mars.
En concert le jeudi 25 avril, à la Flèche d’or, Paris 20. http://www.bastillebastille.com/
Merci à roomsmagazine.com
Miles Kane ressuscite Oasis
jan 24 2013Les frangins Gallagher vont détester son nouveau single. Cette morgue tout cuir (finis les costards cravatés ?), ce bol hirsute qui déborde sur les joues, cette guitare rageuse, ce chant lyrique, ce refrain (“Come On Give Up Control, Give Up Tainting My Soul… blah blah blah”), cette jeune fille tellement souple dans ce clip tellement… Un tube, c’est sûr, comme Oasis ne sait plus en écrire depuis quinze ans, et on dit pas ça parce que le groupe n’existe plus. Le nouveau single de Miles « Hurry” Kane sortira officiellement le 24 février, avant un album attendu plus tard dans l’année.
Défilés hommes : Smith, Givenchy et Hermès en mode rock
jan 23 2013Prêt-à-porter Automne-hiver 2013-14. Chez ces dames de la haute couture, les bandes sons de saison planaient à 3000. Chez ces messieurs, c’était rock, et c’était bien. POUR PAUL SMITH, un minet aux cheveux blonds et longs s’engage sur le podium en contreplaqué brut. Robot boudeur couvert d’un pull à la géométrie mondrianesque et saccadant ses souliers au rythme martial du “Sugar Ray” de The Jesus and Mary Chain (1992). Pour le final, il rejoint d’autres grandes gigues pour quelques derniers déhanchés sur les cordes raides du “Tonight Tonight” des Smashing Pumpkins (1995). POUR GIVENCHY, des petites mains ont allumé et aligné des dizaines de cierges le long du catwalk incliné. Pour une descente aux flambeaux sépulcrale, comme la voix de l’Australien Rowland S. Howard sur “She Cried” (1999). POUR HERMES, un passenger portant négligemment un sac week-end en cuir maison s’en va porté par le beat saccadé du Governing Correctly de Breton, groupe grand-britton (2012). Un dernier regard noir. THE END.
Bill vous chante l’amour
jan 21 2013Un jour / Un son: “He Took You In His Arms”. On sait bien que le mot songwriter – un de ces trésors de la langue anglaise absolument intraduisible en français – vous laisse perplexe… C’est quoi un songwriter ? Pour faire simple un gars, ou une fille lettré(e) qui écrit-compose-arrange et interprète ses propres chansons. Avec une histoire et des vrais instruments dedans. PSY, qui a pourtant écrit et composé “Gangnam Style” ne peut pas décemment être considéré comme un songwriter. Alors que l’Anglais Bill Ryder-Jones, 30 ans, en a tous les talents, plus un, sa belle gueule de lad. L’ancien guitariste de The Coral (jusqu’en 2008) s’apprête à sortir son second album solo, enregistré dit-il dans sa chambre d’ado, chez sa mère, à Liverpool. Découvrez le premier extrait ici et maintenant. Et ne retenez pas vos larmes.
L’Amérique sous le charme des gentils Lumineers
jan 20 2013Stars & Stripes. Le premier album des Lumineers sorti en avril dernier restera comme un des plus gros succès de 2012 aux Etats-Unis (et en Angleterre), notamment sur les sites de streaming. Et en ce début 2013, il squatte toujours le podium des charts américains.
C’est qui ? Un trio composé de Wesley Keith Schultz au chant, Jeremiah Caleb Fraites à la batterie et à la mandoline et de la violoncelliste Neyla Pekarek. Les deux gars ont quitté leur New Jersey natal pour rejoindre Denver dans le Colorado où ils ont rencontré Neyla. Dès sa publication fin 2011, le single “Ho Hey” a triomphé en ligne et en radio.
C’est quoi ? Du folk de petit stade qui ferait pas de mal à une mouche. Mais qui doit bien faire marrer les hipsters shootés à St Vincent. Des chansons belles des champs (“Flowers In Your Hair”, “Stubborn Love”), toutes simples et débranchées. Bientôt le raz de marée en France ?
C’est quand ? En concert le 7 mars au Trianon, Paris 18.
“Electric”, comme son nom l’indique
jan 20 2013Un jour / Un son : “Electric”. Non il n’y a pas que des rappeurs à Brooklyn (rappelons que le quartier de New York a vu naître Jay-Z, Joey Bada$$, Notorious B.I.G, Mos Def ou encore Big Daddy Kane). Il y a aussi des rockeurs, des vrais, des Men quoi. Qui font du bruit pour la bonne cause. Toutes guitares dehors, le nouveau single “Electric” du quatuor The Men porte bien son nom. Album à venir en avril.
Le petit miracle des Cold War Kids
jan 20 2013Un jour / Un son : “Miracle Mile”. On a connu les Californiens de Cold War Kids sec comme un coup de trique du KGB. On les découvre euphorisant comme les New Radicals (souvenez-vous le tube You Get What You Give). Un vrai coup d’éclat à écouter sous la neige.
En concert le 24 avril au Bataclan, Paris 11.



