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Les Allah-Las surfent sur la pop sixties
avr 11 2013Un jour / Un son : “Don’t You Forget It”. Pas de doute, la garage-pop et le surf rock sixties sont à la mode chez les jeunes groupes américains (mais pas que…), qui cherchent peut-être un peu de l’insouciance perdue depuis. Parmi eux, les Allah-Las de Los Angeles se distinguent par leur classe, leur guitare vintage et cette voix “lazy”. A vérifier sur “Don’t You Forget It” extrait gorgé de soleil de leur premier album sorti fin 2012 (“Tell me (What’s On Your Mind)” et “Sandy” sont également recommandés).
Primal Scream encore bien Stones
avr 09 2013Un jour / Un son : “It’s Alright, It’s OK”. La bande à Gillespie (Bobby pas Dizzy, hein…) nous avait ennuyé avec “2013”, premier extrait de son nouvel album “More Light” (sortie le 13 mai). Mais elle nous emballe avec son “It’s Alright, It’s OK”, très guitare-tambourin-Jagger qui nous rappelle un amour de jeunesse, la “Country Girl”, des mêmes Primal Scream, qui se rêvent souvent en néo-Stones entre deux volutes psychédéliques.
Playlist ezik #18 : Ça compte en Suisse
avr 09 2013S like Switzerland. Oui, on sait, les banques, le secret, les riches, le gruyère, les coucous, le yodel des montagnes (découvrez le duo Stimmhorn !), “Smoke On The Water”, Juvet, Federer et Cahuzac : pour vous, la Suisse, c’est réglé comme du papier à musique. Oui, on sait, mais, en Suisse, il y a aussi une scène rock et électro qui mérite l’attention. On va pas se mentir (hein JC ?), Lausanne c’est pas Brooklyn, mais du duo précurseur Yello à la craquante Sophie Hunger (prenez le temps d’écouter sa reprise de “Le Vent nous portera”), des électro-indus Young Gods à l’impérial et débauché Bonaparte (just “Beat It” !), des rappeurs Rootwords ou La Gale aux Animen, les Libertines de Genève, on s’ennuie pas forcément en Suisse.
Bonus vidéo : Stephan Eicher en “Miniminiminijupe” punk (extrait de son premier album, “Spielt Noise Boys”, 1980).
Illustration : Mr Whaite, mrwhaite.com
Et pendant ce temps-là en Amérique…
avr 08 2013Tops Billboards. De l’autre côté de l’Atlantique, le top 50 s’appelle le Hot 100. Et c’est pas joli joli.
La première place est squattée pour la sixième fois par l’autre rappeur roux (avec Action Bronson), MACKLEMORE et son pote Ryan Lewis (“Thrift Shop”).
Il est talonné par BRUNO MARS qui imite Lenny Kravitz qui imite Elton John sur “When I Was Your Man”. On le préférait dans “Locked Out Of Heaven” (live à Paris ici).
JUSTIN TIMBERLAKE clot le trio de tête avec son “Suit & Tie” pourtant importable.
Suivent Baauer (“Harlem Shake”), P!nk, la routière oxygénée (“Just Give Me A Reason”) et Rihanna hurlant “Stay”.
Après le carton des gentils Lumineers, l’Oncle sam a vu débarquer des gars de l’Utah qui se font appeler Imagine Dragons, un mystérieux anagramme (sic). Leur “Radioactive” est en train de contaminer l’Amérique avec les mêmes recettes pompières que Coldplay.
Drake s’intercale à la 8e place avec son addictif “Starting From The Bottom”.
Enfin, Pitbull aboie (“Feel This Moment”) et Ariana Grande passe (“The Way”).
Vivement la semaine prochaine…
Illustration : gifsongifs4life
Woolfy dégoupille la bombe disco du printemps
avr 08 2013Un jour / Un son : “Junior’s Throwing Craze”. Comme la “Church Song” du Miracles Club, le discoïde “Junior’s Throwing Craze” de Simon “Woolfy” James diffuse un groove immédiatement et irrésistiblement contagieux. Simon, Anglais installé à L.A., qui s’est surnommé Woolfy à cause de ses jambes exagérément velues, opère dans la house depuis une vingtaine d’années. Il tient peut-être son premier tube. De quoi emballer Karen O. la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs (leur nouvel album “Mosquito” sort le 16 avril, premier extrait “Sacrilege” à écouter et voir ici et dans la ezik.TV), dont il se dit raide dingue. Comme nous de sa Peel, la plus petite voiture du monde depuis cinquante ans.
Le clip aussi est très réussi (voir ci-dessus).
DJ Koze, house dans les nuages
avr 07 2013Un jour / Un son : “Track ID Anyone ?”. Ça commence dans les alpages – les cloches de l’intro – pour finir dans les nuages – la voix planante du Canadien Caribou invitée sur les nappes cotonneuses de Koze. L’Hambourgeois Stefan Kozalla, producteur expérimenté, réinvente la musique pour danser au ralenti.
Note de l’auteur : La pochette d’“Amygdala”, son nouvel album, sera sur le podium des plus vilaines de l’année.
Playlist ezik #17 : Fingerprints, the world’s coolest record shop
avr 03 2013California Dream. Notre invité du jour se fait appeler El Chileno. Et ce Chilien-là a eu la plus cool des idées de blogs. Ça s’appelle Coolest Records Shops In The Galaxy et vous le trouverez sur coolestrecordsshops.com. Inutile de vous traduire. Son coup de cœur s’appelle Fingerprints, un temple sis à Long Beach, à trente minutes de Venice en Dodge Challenger. Et en plus, El Chileno a pensé à la playlist. It’s up to you…
“Et toi, tu prendrais quel disque sur une île déserte ?”. Ici, j’ai enfin trouvé la réponse. « Moi, je prendrais Fingerprints. » What Else ? Au 420 E. Street à Long Beach, Californie, on joue clairement pour le titre du « Coolest Record Shop In The Galaxy ». Ambiance indé à l’américaine – les poulets au comptoir, élevés en plein air, ont été nourris à l’Husker Dü – dans un local à la fois immense, chaleureux et franchement rock’n’roll. Des milliers de LP d’un côté, un coin librairie-café de l’autre, des affiches sublimes aux murs et des gadgets aussi inutiles qu’indispensables à la caisse. Puisque vous cherchez de la musique, pas la peine de couper les cheveux en quatre, ici, y’a tout : nouveautés et grands classiques, indie, soul, reggae, garage, jazz… Dans ce concerto de louanges, j’allais oublier de mentionner que Fingerprints organise régulièrement des concerts dans la boutique. Le Valhalla avait donc une adresse.
El Chileno
Robin Thicke, un clip censuré, un (bon) tube, la gloire
avr 02 2013Un jour / Un son : “Blurred Lines”. En général, boobs et booties en stabulation libre dans un clip servent à masquer la vacuité d’un titre de rap qui tâche (les doigts). “Blurred Lines” est donc une bonne surprise. Ce ptit funk qui s’la joue a même quatre atouts dans sa pogne : une basse élastique (merci à Marvin Gaye et son “Got To Gve It Up”), les cris de Bambi poussés par un Pharrell nickel, le rap classieux de T.I. et quand même la voix de Robin Thicke, qui donne le change black pour un blanc bec de L.A.. Ah, on allait oublier le clip, ou plutôt les clips réalisés par Diane Martel : la version censurée donc ultravirale et la version clean pour rester visible sur YouTube le pudipond. Vous voulez savoir comment s’appelle la brune qui miaule ? Emily Ratajkowski. Autre chose ? Qui est Robin Thicke ? Le fils d’Alan Thicke, le Jason de la série “Quoi de neuf, docteur ?”, ex-tâcheron du R&B américain, au service des 3T, de Brandy ou Mariah Carey devenu auteur-compositeur et interprète solo signé sur le label de Pharrell Williams, une sorte d’aboutissement cool. “Blurred Lines” est bien parti pour être son premier tube en France, où “Wanna Love U Girl” et “Magic” étaient passés inaperçus.
Damien Saez, noirs désirs à Miami
avr 01 2013Un jour / Un son : “Miami”. Le “Jeune et con” Saez n’a pas perdu sa rage en grandissant. Mais il est devenu boulimique : en novembre dernier, il sortait le triple album “Messina”, le voici déjà de retour avec “Miami”, disque rock comme on n’en entend plus à la radio depuis que Noir Désir a rendu l’âme. Raison suffisante pour l’écouter et se laisser violenter par ses mots et ses riffs qui crient la nostalgie, la nuit, le sexe, la dope, comme sur “Miami”, la chanson-titre ou « Pour y voir”. Et la pochette, mamma mia, restera dans les annales.
Playlist ezik #16 : “Bring the Noise”
avr 01 2013Simon le bon. Entre Iacub et Coben, lisez donc ce Reynolds. Simon Reynolds, journaliste rock anglais né en pleine Beatlemania, a réuni ses articles les plus marquants pour le Melody Maker, Village Voice, Mojo ou encore le Guardian dans “Bring The Noise” (éd. Au Diable Vauvert, 25 E), peut-être bien la meilleure encyclopédie du rock qu’on ait lue. Erudite et drôle, analytique et anecdotique, underground et mainstream, et d’une mauvaise foi irrésistible. Vous saurez pourquoi les Vampire Weekend mérite le respect, comme on peut passer des Arctic Monkeys au dubstep, la question du pompage avec un spécialiste, Kanye West (voir aussi son essai “Rétromania”, éd. Le Mot et le reste), pourquoi Dizzee Rascal est « le meilleur MC que la Grande-Bretagne ait jamais produit ». Ou encore l’éloge de Mike Skinner (The Streets). Mais aussi une passionnante “Historia Electronica”… A la fin de son ouvrage, Simon propose “une playlist”, trip passionnant dans vingt-cinq ans de rock, de hip-hop et d’électro. En voici quelques perles justement célèbres ou injustement méconnues.
Illustration : patakk.tumblr.com
Sonny and the Sunsets, sous le soleil, la plage
mar 31 2013Un jour / Un son : “Dark Corners”. “I can’t wait to find my little place in your weird world” chante l’Américain Sonny Smith dans ce premier extrait de son nouvel album avec les Sunsets, “Antenna to the Afterworld”. Pourtant, sa pop de plage très inspirée par les Beach Boys, le rock psyché et les Feelies devrait lui ouvrir grand vos portes. En tout cas, il est bienvenu à la maison avec ce titre mélancolique qui nous met en joie.
Rachid Taha, cow-boy d’Arabie
mar 31 2013Un jour / Un son : “Galbi”. Taha n’est pas mort. Il vient même de dégainer un nouvel album, “Zoom”. Sur ce disque inégal se distingue “Galbi” qui voit Rachid jouer les Django arabisant. Ça lui va comme un gant, lui le fan d’Amérique. On vous recommande aussi sa reprise de « Now or Never” de qui vous savez, avec la Française Jeanne Added et “Fakir”, rock ébouriffant.
En concert les 15 et 16 mai au Trianon, Paris 18, le 17 à Allonnes (72), le 19 à Saint-Laurent de Cuves (50), le 15 juin à Carcassonne (11), le 6 août à Sète (34).
Playlist ezik # 15 : Kompakt, 20 ans de techno de Cologne
mar 31 2013Let’s tanz ! L’eau de Cologne est réputée pour sa fraîcheur. La techno de Cologne, pour son minimalisme froid. Il y a tout juste vingt ans, dans la ville allemande, le disquaire Delirium faisait autorité pour les fans de techno. Rebaptisé Kompakt, il devint tout à la fois distributeur, label et agence artistique. Via ses compilations “Total”, Kompakt a popularisé une musique répétitive, qui fait froid dans le dos mais souvent chaud aux gambettes sur les dancefloors underground. Avec ses vedettes, les Suédois de The Field, le Brésilien Gui Boratto, les Islandais de GusGus et une clique d’Allemands dont le patron Michael Mayer, les Superpitcher ou DJ Koze. Ils sont tous dans “20 Jahre Kompakt / Kollektion 1”, la première compilation qui fête l’anniversaire. D’autres suivront, ainsi que des concerts des artistes maisons.
En bonus, “I Don’t Smoke” du Chilien Matias Aguayo.
Benjamin Clementine, le grand frisson
mar 30 2013Un jour / Un son : “Cornerstone”. On ne sait pas ce que ce Ghanéen au charisme fou a traversé comme épreuves, si même il en a traversées, mais il chante, scande et joue du piano comme si sa vie en dépendait. “Cornerstone” qu’il a écrit et composé file des frissons. C’est soul, c’est bon.
Woodkid vs Kavinsky, on refait le match
mar 30 2013K.O. technique. A ma gauche, Vincent “Kavinsky” Belorgey, 38 ans, alias le Mike Post de la génération Y. Son “Magnum” à lui s’appelle The Driver, et il roule en Chevrolet Malibu 1973 au son de “Nightcall”, le tube mondial de Kavinsky sis sur la BO du film “Drive” (Ryan, le scorpion, le cure-dent, tout ça). Vous suivez ?
A ma droite, Yoann « Woodkid” Lemoine, 30 ans, réalisateur de pubs plusieurs fois couronné, puis de clips remarqués (pour Katy Perry, Lana Del Rey, Drake ou même Nolwenn), devenu compositeur romantique depuis deux ans, et son génial “Iron”.
Tous deux ont sorti leur premier album il y a quelques jours, tous deux concourent pour le titre de mec le plus cool de la pop française, en version électro-french touch pour K, en version baroque à cordes pour W. Et c’est W qui gagne par KO.
Kavinsky se rêve sans doute en John Carpenter mais tout ce qu’il a gagné à tripoter ses synthés analogiques c’est de pomper le pire des bandes-son télé des années 1980. Résultat, “Outrun”, un album où l’on croise Goldorak jouant à la air guitar (“Protovision”), Deux flics à Miami (“Dead Cruiser”), L’Homme qui valait trois milliards (“Grand Canyon”), on en passe et des plus ringards… On a même droit à une parodie de Justice (“Rampage”). Heureusement, il y a “Nightcall” donc et “Odd Look”, digne de Daft Punk, LE modèle de Kavinsky.
Face à cette électro MS-DOS, la pop rétrofuturiste de Woodkid abuse de cordes et de percussions monstres pour magnifier des mélodies qui n’en demandent pas temps. Dans son album trop copieux, qui peinent à émouvoir, on a retenu “The Golden Age” piano-cordes-voix qui dégénère épique à 1’35, frôlant Coldplay sans tomber dedans ; le très cinématographique “Conquest of Spaces” et “Iron”, le ptit chef d’œuvre du ptit bonhomme en bois (ici le Gucci Vump remix, un modèle).
Photo : Saskia Lawaks, vogue.fr
Kurt Vile, ça plane pour lui
mar 27 2013Un jour / Un son : “Never Run Away”. Entrez sans frapper : ici, pas d’intro assommante, juste la guitare d’un gars à cheveux très longs, une batterie light et sa voix planante, avant que ne débarque un clavier psyché. Le garçon est né à Philadelphie en 1980 (dans une famille de dix enfants !) mais on se croirait à San Francisco en 1967. Trippant.
Nouvel album, « Waking On A Pretty Daze”, le 8 avril.
En concert le 8 juin, à la Maroquinerie, Paris 19.
Photo : Shawn Brackbill
Riff met d’la joie à Paname
mar 27 2013Un jour / Un son : “A Paris”. Riff Cohen ou le rayon de soleil que Paname attend depuis des mois. Cette jeune et jolie Israélienne, née à Tel Aviv il y a vingt-huit ans d’une mère franco-algérienne et d’un père israélien d’origine tunisienne, compte s’installer dans la Ville Lumière qu’elle chante et danse avec une fraîcheur à désarmer tous les cyniques qui pullulent en ville. Patricia, sa mère, dont elle porte le nom de jeune fille, écrit la plupart des textes. Riff se charge des mélodies, qui marient rock alternatif, cordes et chœurs orientaux. Une affaire de famille qui pourrait bien emporter la mise l’été venu.
Premier album, “A Paris”, disponible le 9 avril (il est sorti en 2011 en Israël).
En concert le 9 avril au Café de la Danse, Paris 11.
Arthur Beatrice, pop de sang royal
mar 24 2013Un jour / Un son : “Midland”. Les quatre Londoniens d’Arthur Beatrice (dont deux frangis) excitent la curiosité des oreilles de bon goût (l’axe BBC-France Inter) depuis deux ans en ayant tout juste publié une poignée de singles. Il y a dix jours, le groupe mystère annonçait la sortie imminente de son premier album, sur sa page FB. En attendant, vous pouvez les découvrir grâce à “Midland”, pop bien mise hantée par la voix d’Ella Girardot, mi-(Charlotte)Rampling mi-(Ellie)Goulding.
Un vieux Bowie pour vendre un tout nouveau smartphone
mar 22 2013Une pub / Un son : Sony Xperia Z – “Sound and Vision”. Le timing est parfait. En pleine rétromania Bowie, l’inventeur du Walkman nous raconte sa propre histoire, de sa première télé couleur portable jusqu’à son tout dernier smartphone au son de “Sound and Vision”. Le presque tube d’un album qui n’en compte aucun, “Low”, sorti en 1977, deux avant le premier baladeur à cassette du japonais. Pour le film réalisé par Tarsem Singh (“The Cell”, “Blanche Neige”), “Sound and Vision” a été remixé par le musicien indien Sonjay Prabhakar.
C’est la tournée des Diamond Rugs
mar 22 2013Un jour / Un son : “Gimme A Beer”. Un tube de pubs ou de virée entre mecs en chemises à carreaux, vers Vegas… ou Nashville, d’où vient le leader des Diamond Rugs, John McCauley. Il a réuni quelques potes des légendaires Los Lobos, des Black Lips ou de Dead Confederate pour constituer ce super groupe, qui sort son premier album le 25 mars.
